Alors que Moody's peut remettre en question le AAA français d'ici trois mois, et non pas comme indiqué hier, -seul Fitch assure sa note sur 2012-, Standard & Poor's indiquait dans Le Figaro :
«Un processus de réformes basé sur le seul pilier de l'austérité budgétaire risque d'aller à l'encontre du but recherche.» Les plans d'austérité créent de l'inquiétude chez les citoyens: ces derniers consomment moins, entraînant le ralentissement de l'économie et réduisant, in fine, les recettes fiscales de l'État. Ce cercle vicieux est celui dans lequel sont plongés l'Espagne, la Grèce et le Portugal, menacés d'une rechute en récession pour cause d'austérité excessive.
Et, puis, :
De fait, les pays les plus sévèrement dégradés par S&P depuis trois ans sont ceux ayant la balance des paiements la plus déficitaire. C'est précisément aussi l'une des raisons de l'abaissement de la note de la République française. Largement excédentaire jusqu'en 2004, cette balance des paiements est désormais lourdement en perte, traduisant la perte de compétitivité de notre économie
C'est aussi une combinaison budget et relance difficile à trouver :
Standard & Poor's en vient même à estimer qu'une règle d'or européenne, limitant constitutionnellement les déficits, n'est pas la panacée. «Même s'il y avait eu une règle d'or budgétaire auparavant dans les pays de la zone euro, rien ne dit que la crise aurait été évitée», explique Moritz Kraemer. «Pour preuve, avant 2007, les Allemands affichaient un déficit budgétaire record, alors que les Espagnols étaient à l'équilibre.» Or, au final, c'est Madrid qui est aujourd'hui sanctionné par les marchés et non Berlin.